Cover Image

Automatiser un audit SEO WordPress mensuel avec Google Search Console et Make

Temps de lecture: 10 minutes

Un audit SEO mensuel permet de repérer les baisses de visibilité avant qu’elles ne pèsent durablement sur votre trafic organique. Sur WordPress, l’opération devient vite répétitive: vérifier les clics, les impressions, les requêtes, les pages en recul, l’indexation et les erreurs techniques. En reliant Google Search Console à Make, vous pouvez centraliser ces contrôles, comparer les périodes et recevoir un rapport exploitable sans reproduire les mêmes manipulations chaque mois.

Définir le périmètre de votre audit SEO automatisé

L’automatisation ne remplace pas l’analyse humaine, elle retire les tâches de collecte et de mise en forme. Commencez donc par choisir les indicateurs qui guideront réellement vos décisions éditoriales et techniques.

Pour un site WordPress, un rapport mensuel peut réunir:

  • le nombre de clics et d’impressions sur Google;
  • le taux de clics moyen et la position moyenne;
  • les pages ayant gagné ou perdu le plus de trafic;
  • les requêtes en progression et celles en baisse;
  • les URL exclues de l’indexation ou en erreur;
  • les éventuelles erreurs d’exploration;
  • les publications WordPress récentes à surveiller.

Fixez aussi une période de comparaison. Le plus simple consiste à comparer les 28 ou 30 derniers jours avec les 28 ou 30 jours précédents. Une comparaison avec le même mois de l’année passée peut compléter le rapport pour les sites soumis à une forte saisonnalité.

Un audit utile répond à des questions précises: quelles pages perdent des clics, quelles requêtes méritent une optimisation, et quels problèmes d’indexation demandent une action rapide?

Connecter Google Search Console à Make avec une source de données fiable

Google Search Console expose ses données via une API. Make peut interroger cette API par son module Google Search Console ou par le module HTTP selon la configuration disponible dans votre espace. La première solution est généralement plus accessible, tandis que la seconde offre davantage de souplesse pour les requêtes avancées.

Autoriser l’accès à la propriété Search Console

Dans Make, créez une connexion Google avec un compte disposant au minimum des droits de lecture sur la propriété concernée. Vérifiez que vous sélectionnez la bonne variante du site: propriété de domaine ou propriété avec préfixe d’URL.

Une propriété de domaine couvre par exemple example.com, ses sous-domaines et les versions HTTP ou HTTPS. Une propriété avec préfixe ne couvre que l’URL exacte déclarée, telle que https://www.example.com/. Une erreur à ce stade produit souvent un rapport vide ou incomplet.

Construire les requêtes mensuelles

Votre scénario devra récupérer les données de performance selon plusieurs dimensions:

  1. Une requête globale, sans dimension, pour les totaux de clics, impressions, CTR et position.
  2. Une requête par page pour identifier les URL qui évoluent.
  3. Une requête par requête pour repérer les opportunités sémantiques.
  4. Une requête par pays ou appareil si votre activité dépend d’un marché ou d’un support particulier.

Limitez les résultats aux données réellement exploitables. Demander les 1 000 premières requêtes peut être pertinent pour un média, mais disproportionné pour un site vitrine de vingt pages. Vous réduisez ainsi les opérations Make et la complexité du rapport.

Créer un scénario Make déclenché chaque mois

Dans Make, créez un nouveau scénario et ajoutez un module de planification. Programmez-le le premier ou le deuxième jour du mois, à une heure fixe. Les données Search Console connaissent parfois un léger délai de consolidation, raison pour laquelle un déclenchement le 2 ou le 3 du mois apporte souvent des chiffres plus stables.

Ajoutez ensuite les modules de récupération Search Console. Préparez les dates de manière dynamique avec les fonctions de date de Make. Votre scénario doit calculer:

  • la date de fin de la période analysée;
  • la date de début de la période analysée;
  • les deux dates équivalentes pour la période précédente.

Stocker ces valeurs dans des variables rend le scénario plus lisible. Vous éviterez également les erreurs lorsque vous voudrez modifier la durée d’analyse, par exemple passer de 28 à 30 jours.

Comparer les périodes sans calcul manuel

Make peut calculer les écarts entre les métriques récupérées. Pour chaque page ou requête, créez des champs tels que:

  • variation des clics;
  • variation des impressions;
  • évolution du CTR;
  • différence de position moyenne.

Pour le trafic, une formule courante est: (clics période actuelle - clics période précédente) / clics période précédente × 100. Prévoyez un filtre pour les pages qui n’avaient aucun clic sur la période précédente, afin d’éviter une division par zéro.

Une page qui passe de 120 à 70 clics mérite un signalement. Une autre qui progresse de 2 à 8 clics affiche un pourcentage spectaculaire, mais son poids commercial reste faible. Ajoutez un seuil minimal de volume, par exemple 20 clics, avant de classer une variation comme prioritaire.

Ajouter les données WordPress pour relier SEO et contenu

Google Search Console indique ce qui se produit dans les résultats de recherche. WordPress fournit le contexte éditorial: date de publication, statut, auteur, catégorie ou dernière modification. Grâce à l’API REST WordPress, Make peut récupérer les articles publiés ou modifiés sur les 30 derniers jours.

Vous pouvez alors intégrer dans le rapport une section dédiée aux nouveaux contenus. Comparez leurs performances Search Console, tout en gardant à l’esprit qu’une URL récente peut mettre plusieurs semaines avant de gagner en visibilité.

Pour les contenus plus anciens, récupérez les URL avec les plus fortes pertes de clics et rapprochez-les de leur date de dernière modification. Une page publiée en 2021, jamais enrichie et en recul sur plusieurs requêtes constitue une candidate naturelle à la mise à jour.

Le rapprochement entre données SEO et données éditoriales accélère la priorisation. Il aide à distinguer une baisse liée à la saisonnalité d’un contenu devenu moins compétitif.

Envoyer un rapport lisible à votre équipe

Les données brutes n’incitent pas à agir. Make peut envoyer le résultat vers Google Sheets, Notion, Airtable, Slack ou par e-mail. Pour un audit mensuel, un Google Sheets structuré reste pratique: il conserve l’historique, facilite les filtres et permet de construire des graphiques.

Organisez votre fichier avec plusieurs onglets:

  • synthèse globale;
  • pages en hausse;
  • pages en baisse;
  • requêtes à potentiel;
  • contenu WordPress récent;
  • alertes techniques et indexation.

Dans le message e-mail ou Slack, limitez-vous aux informations qui appellent une décision. Par exemple: « Trois pages ont perdu plus de 30 % de clics », suivi des URL, de la requête principale et de la variation observée. Ajoutez un lien direct vers la feuille de suivi et, si besoin, vers l’inspection d’URL dans Search Console.

Prévoir des alertes et des contrôles de qualité

Un scénario automatisé doit rester surveillé. Testez-le avec une période courte avant son premier envoi mensuel. Vérifiez les dates, la propriété Search Console sélectionnée, les unités de pourcentage et la correspondance des URL entre WordPress et Google.

Créez aussi des alertes séparées pour les anomalies fortes. Une chute de 50 % des clics globaux ou une hausse soudaine des pages exclues peut justifier une notification immédiate, sans attendre le prochain rapport planifié.

Les seuils d’alerte doivent correspondre à la taille de votre site. Une perte de dix clics peut être anodine pour un grand catalogue, mais très significative pour une activité locale.

Mettre votre audit mensuel au service des actions SEO

Une fois le scénario en place, votre routine se concentre sur l’interprétation et les corrections plutôt que sur l’export de tableaux. Réservez un créneau mensuel pour examiner le rapport, attribuer les actions et suivre leur résultat sur le mois suivant.

À retenir:

  • Google Search Console fournit les données de visibilité et de performance organique.
  • Make planifie les requêtes, compare les périodes et distribue les résultats.
  • L’API WordPress ajoute le contexte nécessaire pour piloter les mises à jour de contenu.
  • Des seuils de volume évitent de surinterpréter de faibles variations.
  • Un rapport court, orienté vers les pages et requêtes prioritaires, facilite les décisions.

À Propos

Bienvenue sur Automatik ! Moi, c'est Patrick, passionné de SEO et d'automatisation. Je partage ici mes tests, astuces et découvertes pour booster le référencement grâce à l'IA et des outils comme n8n, Make et OpenAI. Mon objectif ? Automatiser au maximum la création de contenu, la gestion de PBN et le netlinking pour obtenir de meilleurs résultats. 🚀